Joachim du Bellay (1522-1560)La complainte du désespéré Qui prêtera la parole A la douleur qui m'affole ? Qui baillera double force A mon âme, qui s'efforce Et vous mes vers, dont la course A de sa première source Votre eau, qui fut claire et lente, Ores truble et violente, Chacune chose décline Au lieu de son origine : Mais la tristesse profonde, Qui d'un pied ferme se fonde Quelque part que je me tourne, Le long silence y séjourne Maudite donc la lumière Qui m'éclaira la première, Heureuse la créature Qui a fait sa sépulture Sus, mon âme, tourne arrière, Et borne ici la carrière Les RegretsQui m'a fait consumer le meilleur de mon âge, Sans tirer autre fruit de mon ingrat ouvrage, Que le vain passetemps d'une si longue erreur.
Article ajouté le 2006-08-21 , consulté 314 fois Commentairesalain site : englishgirl.blogs.psychologies.com | le 26/10/2007 à 12:49:43merci,je ne connaissais pas LiensVoir les articles de la catégorie "Joachim du Bellay " Retour aux articles |
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