Reviviscence

Reviviscence 

 
Longtemps me promenant aux abords de l'abysse,
Ombre parmi les ombres dans un trou noirci,
Enveloppé de brouillard ce manteau de caprice ;
À la marche incertaine et l’esprit anéanti.

 
Le temps n’existait plus il était en arrêt. 
Comme un train vieilli par ces longs trajets !
Qu’au fond d’un hangar a fini négligé,
Sans haine ni colère, de son parcours borné !

 
Envahie de torpeur la terre se reposait
Et le vent balayeur les nuages chassait,
Libérant le ciel bleu de toute noirceur
Pour que l’astre du jour éclate en douceur !

 
Ainsi je balayais mes idées détraquées ;
Chassant le crachin qui m’enveloppait,
Recevant la chaleur d’un soleil pureté.
Revivant, à la lumière que me chauffais !


*


Article ajouté le 2007-03-01 , consulté 244 fois

Commentaires


Catherine Roemer/weinberg site : weinberg.blog4ever.com | le 11/02/2008 à 13:33:54
Ô... Quel poème splendide, c´est transcendant !!!


Il me semble que notre conscience a plusieurs degrés, plusieurs niveaux. Lorsque notre conscience perçoit des choses profondes, elle se situe sur des plans intuitifs.
Amitiés
Catherine

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