TRANCHES DE VIE D'UNE LUPIQUE

TRANCHES DE VIE D'UNE LUPIQUE

Introspection en flammes


Introspection


Assise devant la cheminée, regardant les flammes qui pétillent et crachent des reflets dorés et écarlates, je me plonge dans le silence et mentalise les images et émotions de l'année qui va bientôt se terminer. J'analyse ce qu'elle a été pour moi. Difficile ! Mais pour combien d'autres a-t-elle été plus pénible ? Impossible à dire…
Je ne puis parler que de mon ressenti. Des autres je ne peux qu'imaginer la souffrance et la peine. Dans leur vide je n'arrive pas à me plonger pour pouvoir ressentir ou essayer de comprendre…

Du temps qui est passé, il faut faire le deuil, l'oublier, pour mieux recevoir l'avenir. De nouvelles promesses, attentes et désirs ; des souffrances et bonheurs vont ressurgir pour nos cœurs chauffer ou refroidir.

Ouvrant mon cœur, je me prépare, à laisser entrer toute la lumière qu'il pourra accueillir, pour le sourire transmettre et la chaleur distribuer… Je vais laisser, grandes ouvertes, portes et fenêtres pour que les ombres puissent s'échapper et ne restent pas prisonnières.

Nouvel An, recommencement !

Tout passe et se renouvelle dans ce labyrinthe qu'est la terre. Et d'espérance en espérance, l'esprit et le cœur s'encouragent. Des épreuves nous attendent à la croisée des chemins, faciles ou rudes, que nous devons dépasser ou contourner, pour exister. Construire chaque jour, chaque nuit, pas à pas comme pour la première fois. Rien n'est appris, il faut recommencer encore et encore vu que rien ne nous est acquis !

La fatigue aborde le corps périssable où l'âme persiste forte et abrupte, apte à tout supporter ! Dans la solitude nous devons encore nous cacher, quelque temps, pour ressortir plus fortes et être capables de tout dépasser… Notre solitude ! Cet affrontement de l'autre moi. Un antre de révolte ou de paix, une recherche toujours profitable ; d'où nous sortons plus forts mais presque toujours avec les mêmes questions, inévitable immersion dans les profondeurs du « je » pour comprendre le « moi » et apprendre à l'accepter. La vie c'est que vide qu'il nous faut combler ; occuper le mieux possible…

Depuis tout petits nous côtoyons l'ennui et apprenons avec lui à rêver, cherchant ce qui peut nous combler pour vivre en harmonie, devenant grands la mélancolie est différente, mais nous conduit aussi au rêve, en solitaire, loin de tout. Chemin que nous devons parcourir à côté des autres, sans les inviter à nous rejoindre, pour pouvoir les accepter…

Le temps ! Ce nuage perfide qui vole au-dessus de nous et nous transporte avec lui, trop rapidement, sans nous laisser le choix d'avancer doucement… nous couvrant de plaies qui restent présentes sans oubli possible… que nous ressassions et rouvrions à chaque fois que nous sommes chétifs. Plus l'oubli est nécessaire, moins il est possible…

D'illusion en désillusion nous avançons et tout se ressemble, à part les sentiments qui se consolident ou se dégradent avec le temps, qui passe durement, comme les rafales du vent qui déracine les arbres…



Déc. 2006
Bia

                                                                       



02/01/2007
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